Un assistant plus largement distribué
Grafana élargit nettement l’accès à son assistant. Jusqu’ici réservé au cloud, l’outil devient gratuit pour les utilisateurs open source et les déploiements sur site, avec une nuance importante : la connexion au modèle passe toujours par un compte Grafana Cloud.
Les données d’observabilité, elles, restent locales. Cette approche permet à l’éditeur de séduire un public bien plus large sans renoncer à son architecture habituelle, centrée sur la maîtrise des environnements de production.
Sur scène, le patron de Grafana a même glissé une mise en garde teintée d’humour : mieux vaut ne pas en faire un usage débridé. Le message est clair : l’assistant peut accélérer le quotidien, mais il n’est pas là pour remplacer le jugement humain.
Grafana 13 affine l’expérience des équipes
La version 13 de Grafana apporte plusieurs améliorations concrètes, pensées pour les équipes qui vivent dans leurs tableaux de bord au quotidien.
- des tableaux de bord préconstruits et adaptés à certaines sources de données ;
- des modèles inspirés de méthodes comme DORA ;
- des tableaux de bord dynamiques désormais en disponibilité générale ;
- un éditeur de requêtes redessiné ;
- une interface de requêtes enregistrées modernisée ;
- la possibilité de créer des panneaux à partir de requêtes sauvegardées.
À cela s’ajoute Git Sync, également généralisé, qui facilite une gestion des configurations dans des workflows GitOps. Pour les équipes opérations, l’ensemble va dans une direction appréciée : moins de bricolage, plus de standardisation.
Loki change d’échelle, l’observabilité s’élargit
Grafana annonce aussi une version repensée de Loki, son agrégateur de logs. L’objectif est de rendre la brique plus robuste et plus adaptée aux usages à grande échelle, dans un contexte où les volumes de données ne cessent de grossir.
Au-delà de l’observabilité pure, l’éditeur laisse entrevoir un périmètre plus vaste, avec des ambitions qui dépassent le seul suivi technique. Le mouvement n’est pas anodin : Grafana veut rester une référence des tableaux de bord et des logs, tout en ouvrant la porte à des usages d’analyse métier et de pilotage plus larges.
Vers un suivi plus fin des agents et des coûts
Le cloud Grafana gagne aussi une fonction dédiée à l’observabilité des systèmes d’IA, avec une promesse simple : mieux voir ce que font les agents, combien de temps ils consomment, combien de jetons ils utilisent, et donc combien ils coûtent.
Cette visibilité doit aussi aider à repérer des écarts de comportement, qu’il s’agisse de violations de règles ou d’expositions de données. Grafana se positionne ainsi sur un terrain devenu central : surveiller non seulement les infrastructures, mais aussi les nouveaux flux de travail automatisés qui les traversent.




