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Microsoft face à deux fronts: licences et sécurité hybride

Entre un procès géant sur le prix des licences Azure et des failles dans Windows Admin Center, Microsoft voit s'accumuler les dossiers sensibles au Royaume-Uni et dans le cloud…

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Par uncreneaux
Publié le 27 avril 2026 · 3 min de lecture
Microsoft face à deux fronts: licences et sécurité hybride

Un procès à plusieurs milliards se rapproche

Au Royaume-Uni, Microsoft n’a pas réussi à faire stopper une action collective qui l’accuse d’avoir fait payer ses licences Windows Server plus cher sur les clouds concurrents que sur Azure. Le tribunal a estimé que la plainte méritait d’aller au fond, ouvrant la voie à un procès très attendu.

Le dossier vise environ 59 000 entreprises et organisations, avec une demande d’indemnisation qui pourrait atteindre 2 milliards de livres sterling. Selon les plaignants, la politique tarifaire de Microsoft aurait pénalisé les clients qui déploient leurs serveurs sur AWS ou Google Cloud plutôt que sur la plateforme maison.

Microsoft conteste ces accusations et annonce faire appel. L’entreprise estime aussi que la procédure ne suit pas la jurisprudence récente de la Cour suprême britannique sur les actions collectives.

Le cloud hybride, angle mort de sécurité

Au même moment, des chercheurs ont mis en lumière plusieurs failles dans Windows Admin Center, l’outil de gestion hybride de Microsoft. Les vulnérabilités, corrigées depuis, montrent qu’un composant censé simplifier l’administration peut aussi devenir un point d’entrée.

Le problème tient notamment au fait qu’une version locale de l’outil n’était pas assez protégée, tandis que certains contrôles de jetons d’accès ne validaient pas tous les champs attendus. Dans le pire scénario, un attaquant pouvait détourner des ressources administrées via WAC, y compris dans des environnements Azure ou liés à Microsoft Arc.

Les chercheurs insistent sur un point simple: dans un cloud hybride, la frontière n’est jamais à sens unique. Un outil d’administration exposé d’un côté peut devenir un tremplin vers l’autre.

Une pression qui dépasse le seul volet juridique

Ces deux sujets disent la même chose sous des formes différentes: Microsoft est scruté autant sur la manière dont elle facture ses services que sur la solidité de ses briques d’administration. Pour les clients, cela signifie des arbitrages plus complexes entre coûts, dépendance à l’écosystème et niveau de risque accepté.

Dans un marché où les entreprises multiplient les environnements mixtes, la moindre friction entre Azure, Windows Server et les outils de pilotage peut prendre une ampleur bien plus large qu’un simple incident technique. Elle touche directement la confiance dans la promesse de simplicité du cloud hybride.

Sources